En 1950, Morihei Ueshiba : « Comme j’ai moi-même enseigné à des soldats des arts martiaux pour tuer d’autres personnes pendant la dernière guerre, j’ai été profondément troublé après la fin du conflit. Ce qui m’a motivé il y a sept ans à découvrir le vrai esprit de l’aïkido, ce qui m’a emmené à ce moment-là à l’idée de construire un paradis sur terre. J’ai pris cette résolution car malgré le fait que le ciel et la terre ·(c’est-à-dire l’univers physique) ont atteint un état de perfection et sont relativement stables dans leur évolution, l’humanité semble être dans un état agité. Avant tout nous devons changer cette situation. La réalisation de cette mission est la voie de l’évolution de l’humanité universelle. Quand j’ai réalisé cela, j’ai conclu que le vrai état de l’aïkido est amour et harmonie »
Il missionne des élèves au travers le monde pour promouvoir l’Aïkido et ré-enchanter le monde. (Koichi Tohei, Minoru Mochizuki, André Nocquet, Nobuyoshi Tamura). Ueshiba acquiert le titre de O senseï (« grand maître », maître dans le sens « professeur ») et continue à perfectionner l’aïkido à Iwama.
Dès le début des années 1960, O senseï retourne vivre à Tokyo au dojo central. Là, il enseigne et dirige de manière quasi-quotidienne le cours du matin à 7h. De plus, il n’est pas rare qu’O senseï enseigne sa méthode sous forme de démonstrations (avec un ou plusieurs uke) durant les cours de l’après-midi comme en témoignent ses élèves. Il développe également l’ultime évolution de son art, transformant un art de guerre en art de paix par le Shobu Aiki.

